Quel accompagnement choisir pour un bƓuf bourguignon rĂ©ussi

Quel accompagnement choisir pour un bƓuf bourguignon rĂ©ussi

Un bƓuf bourguignon rĂ©ussi ne se limite pas Ă  une belle cocotte et un vin rouge bien choisi : tout se joue aussi dans l’accompagnement. Celui-ci doit absorber la sauce, soutenir la viande mijotĂ©e et apporter le relief qui Ă©vite la monotonie. Alors, faut-il miser sur des pommes de terre rassurantes, des pĂątes fraĂźches soyeuses, ou des lĂ©gumes de saison plus lĂ©gers ?

L’article en bref

  • đŸ· Un bon accompagnement met en valeur la sauce au vin rouge sans voler la vedette au plat.
  • đŸ„” Les pommes de terre, pĂątes fraĂźches et cĂ©rĂ©ales sont les meilleurs “capteurs” de jus pour une assiette gĂ©nĂ©reuse.
  • đŸ„• Les lĂ©gumes de saison (carottes rĂŽties, haricots verts vapeur, poireaux fondants) apportent fraĂźcheur et contraste.
  • 🍹 Un dessert acidulĂ© ou fruitĂ© aide Ă  finir le repas sur une note lĂ©gĂšre aprĂšs ce grand classique de la cuisine française.

Pourquoi l’accompagnement change tout pour un bƓuf bourguignon vraiment rĂ©ussi

Dans beaucoup de familles, le bƓuf bourguignon est la recette qu’on prĂ©pare quand on veut rassembler : on met la table un peu plus longtemps, on ouvre une bouteille, on laisse le temps faire son Ɠuvre. Mais une fois la viande fondante, la sauce brillante et parfumĂ©e, une question revient toujours : qu’est-ce qu’on met Ă  cĂŽtĂ© pour que l’assiette soit cohĂ©rente ?

Un accompagnement bien pensĂ© n’est pas dĂ©coratif. Il agit comme un “support” : il capte la sauce au vin rouge, il rĂ©gule la sensation de richesse, et il crĂ©e des contrastes. Sans cette logique, on peut se retrouver avec une sauce superbe
 mais une bouchĂ©e qui fatigue le palais au bout de quelques minutes.

Équilibrer la puissance du vin rouge et la gĂ©nĂ©rositĂ© de la sauce

La sauce d’un bourguignon, surtout quand elle a rĂ©duit lentement, est concentrĂ©e : vin, fond, sucs, parfois un soupçon de lardons, des oignons et des champignons. Cette densitĂ© appelle un Ă©lĂ©ment neutre mais pas fade. C’est exactement le rĂŽle d’un fĂ©culent : absorber sans masquer, apporter du confort sans ajouter une deuxiĂšme “sauce” qui brouille tout.

Imaginez LĂ©a, qui reçoit des amis un samedi d’hiver. Sa cocotte est impeccable, mais elle sert le plat avec une simple salade verte. RĂ©sultat : dĂ©licieux, mais la sauce reste au fond, et tout le monde cherche quelque chose pour la rĂ©cupĂ©rer. La fois suivante, elle ajoute une purĂ©e maison : la sauce s’y mĂ©lange, et l’assiette devient immĂ©diatement plus harmonieuse. La diffĂ©rence n’est pas subtile, elle est structurelle.

Créer du rythme en bouche : fondant, croquant, fraßcheur

Le bourguignon est dĂ©jĂ  trĂšs “fondant”. Si l’on choisit un accompagnement tout aussi mou, on obtient une sensation uniforme. À l’inverse, un lĂ©gume croquant (haricots verts vapeur, asperges sautĂ©es quand c’est de saison) ou un Ă©lĂ©ment lĂ©gĂšrement gratinĂ© apporte un relief qui relance l’appĂ©tit.

Les herbes aromatiques jouent ici un rĂŽle discret mais dĂ©cisif. Un peu de persil, de thym ou une pointe de romarin sur la garniture suffit parfois Ă  “aĂ©rer” la sauce, sans changer la recette du plat principal. L’idĂ©e, c’est de faire dialoguer les Ă©lĂ©ments plutĂŽt que de les empiler.

Savoir oĂč s’arrĂȘter : le bon accompagnement n’en fait pas trop

Il y a un piĂšge classique : vouloir impressionner avec un accompagnement trĂšs sophistiquĂ©, trĂšs Ă©picĂ© ou trĂšs sucrĂ©. Or le bƓuf bourguignon a dĂ©jĂ  une identitĂ© forte. Un chou-fleur rĂŽti au curry peut ĂȘtre superbe
 mais seulement si le curry reste doux et si la portion est maĂźtrisĂ©e, pour ne pas transformer l’assiette en fusion involontaire.

Pour une base solide, vous pouvez vous inspirer d’une version traditionnelle du plat, puis ajuster l’accompagnement selon l’occasion : dĂźner de semaine, repas de fĂȘte, tablĂ©e nombreuse. Une bonne rĂ©fĂ©rence pour se remettre en tĂȘte les fondamentaux est ce guide du bƓuf bourguignon traditionnel, pratique pour cadrer les saveurs avant de choisir les “seconds rĂŽles”.

Une fois ce socle compris — absorption, contraste, Ă©quilibre — le choix des fĂ©culents devient beaucoup plus simple, presque Ă©vident.

Féculents qui absorbent la sauce : pommes de terre, pùtes fraßches, riz et options originales

Quand la sauce est rĂ©ussie, on veut qu’elle se retrouve dans chaque bouchĂ©e. L’accompagnement doit donc agir comme une Ă©ponge gourmande, sans devenir lourd. Les fĂ©culents sont les plus fiables pour ça : ils soutiennent le plat, rassasient, et donnent une base stable Ă  une sauce au vin rouge souvent gĂ©nĂ©reuse.

Pommes de terre : le classique modulable du quotidien Ă  la table de fĂȘte

Les pommes de terre sont presque imbattables : leur goĂ»t discret laisse la sauce s’exprimer. En version vapeur, elles restent fermes et prennent la sauce juste ce qu’il faut. Pour une portion confortable, comptez souvent 200 g par personne et une cuisson d’environ 20 minutes dans l’eau salĂ©e, selon la taille des morceaux.

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La purĂ©e maison apporte un autre plaisir : l’onctuositĂ©. Une mĂ©thode simple consiste Ă  choisir une variĂ©tĂ© farineuse, puis Ă  enrichir avec beurre et lait chaud. On obtient un “nuage” capable de porter la sauce sans l’étouffer, surtout si l’on Ă©vite de trop travailler au robot pour garder une texture souple.

Si vous aimez les détails techniques (variétés, temps, astuces de cocotte), ce guide sur la cuisson des pommes de terre en cocotte aide à maßtriser une garniture réguliÚre, particuliÚrement utile quand on reçoit.

Pñtes longues et spaetzle : l’effet “ruban” qui retient la sauce

Les tagliatelles, pappardelle ou fettucine ont une logique Ă©vidente : leurs larges bandes accrochent la sauce, et chaque tour de fourchette capture du jus. Avec des pĂątes fraĂźches, on reste sur une cuisson rapide (souvent 3 Ă  5 minutes), idĂ©ale si tout le monde arrive en mĂȘme temps.

Les spaetzle, plus petites, sont parfaites si vous voulez un rendu “bistrot” : on les Ă©goutte, puis on les fait sauter au beurre pour ajouter une lĂ©gĂšre coloration. C’est une alternative qui plaĂźt souvent aux enfants comme aux adultes, et qui change des habitudes sans provoquer de dĂ©bat Ă  table.

Riz, polenta, céréales : absorber sans alourdir

Le riz basmati est souvent sous-estimĂ© : grains sĂ©parĂ©s, parfum lĂ©ger, cuisson rapide (environ 15 minutes). Il Ă©quilibre la sauce au vin rouge en Ă©vitant l’effet “tout crĂ©meux”. Pour une touche plus contemporaine, un riz noir ou sauvage apporte un petit croquant intĂ©ressant, surtout si la viande est trĂšs fondante.

La polenta, elle, peut ĂȘtre crĂ©meuse ou gratinĂ©e. En gratinant avec du parmesan, on obtient une surface dorĂ©e qui ajoute une note toastĂ©e. C’est une option trĂšs efficace quand on cherche un accompagnement “qui change” tout en restant lisible dans l’univers de la cuisine française.

Tableau pratique : temps et quantités pour choisir sans se tromper

đŸœïž FĂ©culent ⏱ Temps indicatif 📏 QuantitĂ© / personne ✅ Atout principal
đŸ„” Pommes vapeur 20 min 200 g Absorbe la sauce sans Ă©craser les arĂŽmes
đŸ„Ł PurĂ©e maison 30 min 250 g Texture enveloppante, trĂšs rĂ©confortante
🍝 Pñtes fraüches (tagliatelles) 5 min 80 g Retient la sauce, service express
đŸ‡«đŸ‡· Spaetzle 15 min 100 g Effet bistrot, dĂ©licieux sautĂ©s au beurre
🍚 Riz basmati 15 min 70–90 g LĂ©ger, Ă©quilibre un plat trĂšs mijotĂ©

Une fois le fĂ©culent choisi, le vrai “coup de maĂźtre” consiste Ă  ajouter des lĂ©gumes : ils rĂ©veillent l’assiette, apportent une autre tempĂ©rature de goĂ»t, et donnent un Ă©quilibre qui fait dire “on en reprend” sans lourdeur.

AprÚs les féculents, place aux couleurs et à la fraßcheur : les légumes bien choisis peuvent transformer un plat rustique en assiette étonnamment élégante.

LĂ©gumes de saison et garnitures vĂ©gĂ©tales : carottes, oignons, champignons et idĂ©es pour allĂ©ger l’assiette

Un bƓuf bourguignon apporte dĂ©jĂ  une profondeur impressionnante : viande mijotĂ©e, sauce au vin rouge, oignons parfois confits, champignons
 On pourrait croire que tout est dĂ©jĂ  lĂ . Pourtant, ajouter des lĂ©gumes de saison en accompagnement change la perception du plat : on passe d’une assiette “trĂšs riche” Ă  une assiette “riche mais vivante”.

Le principe est simple : choisir des légumes qui apportent soit du croquant, soit une douceur maßtrisée, soit une note verte. On ne cherche pas à concurrencer le plat, mais à lui donner un cadre, comme une garniture qui met en scÚne la sauce.

Carottes rÎties au miel : douceur caramélisée et contraste

Les carottes rĂŽties au four sont un grand alliĂ©. CoupĂ©es en bĂątonnets, enrobĂ©es d’huile d’olive, d’un filet de miel, puis rĂŽties autour de 200°C pendant environ 25 minutes, elles dĂ©veloppent une caramĂ©lisation lĂ©gĂšre. Cette douceur rĂ©pond trĂšs bien Ă  l’aciditĂ© maĂźtrisĂ©e du vin rouge.

Exemple concret : pour un dĂźner Ă  six, Hugo sert le bourguignon avec purĂ©e. La premiĂšre bouchĂ©e est parfaite, la deuxiĂšme aussi
 puis tout devient un peu “monochrome”. Il ajoute alors un plat de carottes rĂŽties au miel et au thym : l’assiette s’illumine, et tout le monde commence Ă  alterner viande, purĂ©e, carottes. Le repas gagne du rythme.

Haricots verts vapeur : le “frein” Ă©lĂ©gant Ă  la richesse

Si vous cherchez une option trĂšs simple et efficace, les haricots verts vapeur font merveille. En 12 minutes, on obtient un lĂ©gume encore vert, encore ferme. Un assaisonnement minimal (beurre persillĂ©, sel, poivre) suffit : l’objectif est la fraĂźcheur, pas la complexitĂ©.

Ce contraste est particuliÚrement utile quand votre accompagnement principal est déjà gourmand (gratin, purée, polenta gratinée). Les haricots jouent alors le rÎle de respiration.

Champignons sautés : prolonger la note forestiÚre sans lourdeur

Le bourguignon contient souvent des champignons, mais en ajouter une poĂȘlĂ©e sĂ©parĂ©e peut ĂȘtre pertinent si vous aimez intensifier les arĂŽmes “sous-bois”. Pleurotes ou champignons de Paris, sautĂ©s environ 8 minutes au beurre avec une pointe d’ail, apportent une mĂąche plus prĂ©sente que ceux mijotĂ©s dans la sauce.

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Astuce : gardez la poĂȘle bien chaude et ne surchargez pas. Si les champignons rendent trop d’eau, ils bouillent au lieu de dorer, et on perd la note grillĂ©e qui fait tout l’intĂ©rĂȘt de cette garniture.

Poireaux fondants : une douceur qui respecte la recette

Les poireaux, doucement revenus au beurre, offrent une douceur presque crĂ©meuse, mais beaucoup plus lĂ©gĂšre qu’une seconde purĂ©e. ÉmincĂ©s, cuits Ă  feu doux environ 15 minutes, ils deviennent fondants sans disparaĂźtre. Avec un peu de herbes aromatiques (ciboulette, persil), ils apportent une Ă©lĂ©gance discrĂšte.

Liste d’idĂ©es express (et vraiment utiles) pour varier selon la saison

  • đŸ„• Carottes rĂŽties au miel + thym : parfaites en automne/hiver
  • đŸ«˜ Haricots verts vapeur + beurre persillĂ© : option lĂ©gĂšre toute l’annĂ©e
  • 🍄 PoĂȘlĂ©e de champignons + ail : accent “forestier” trĂšs gourmand
  • đŸŒ± Asperges vertes sautĂ©es + parmesan : idĂ©al au printemps
  • 🎃 Courges rĂŽties (potimarron, butternut) + romarin : couleurs et douceur

AprĂšs avoir construit le duo “fĂ©culent + lĂ©gumes”, il reste une dimension souvent oubliĂ©e : l’avant et l’aprĂšs. Une entrĂ©e lĂ©gĂšre et un dessert bien choisi peuvent rendre l’ensemble plus digeste, sans sacrifier la convivialitĂ©.

Pour orchestrer tout le repas, il suffit parfois d’un petit prĂ©lude frais et d’une note finale acidulĂ©e : le bƓuf bourguignon y gagne une vraie allure de menu complet.

EntrĂ©es lĂ©gĂšres et desserts adaptĂ©s : construire un menu complet autour du bƓuf bourguignon

Servir un bƓuf bourguignon avec le bon accompagnement, c’est dĂ©jĂ  beaucoup. Mais si l’on veut un repas vraiment fluide, il faut penser “menu” : une entrĂ©e qui ouvre l’appĂ©tit sans saturer, puis un dessert qui termine sans alourdir. C’est particuliĂšrement vrai quand la recette du bourguignon est gĂ©nĂ©reuse en sauce au vin rouge et en garniture.

La logique est la mĂȘme que dans un bon restaurant : avant, on prĂ©pare le palais. AprĂšs, on nettoie la bouche et on aide la sensation de digestion. L’enjeu n’est pas diĂ©tĂ©tique au sens strict, mais sensoriel : comment faire en sorte que chaque Ă©tape donne envie de la suivante ?

Entrées qui préparent le palais : fraßcheur, acidité, croquant

Une salade de mĂąche aux noix fonctionne trĂšs bien. La mĂąche est douce, les noix apportent du croquant, et une vinaigrette Ă  l’huile de noix + vinaigre de cidre donne une aciditĂ© mesurĂ©e. Ce type d’entrĂ©e est rapide, et surtout, il annonce la richesse Ă  venir sans la copier.

Autre option : un veloutĂ© de butternut. Il rĂ©chauffe, il reste lĂ©ger si l’on dose la crĂšme, et il s’accorde bien avec les lĂ©gumes de saison d’automne-hiver. Les croĂ»tons Ă  l’ail ajoutent ce petit contraste croustillant qui Ă©vite l’effet “tout veloutĂ©, tout le temps”.

Enfin, si vous voulez un clin d’Ɠil rĂ©gional, les Ɠufs en meurette sont une entrĂ©e cohĂ©rente : on reste dans la Bourgogne, on retrouve l’idĂ©e de sauce au vin rouge, mais en format plus lĂ©ger qu’un second mijotĂ©. C’est aussi une maniĂšre Ă©lĂ©gante d’assumer l’ADN de la cuisine française sans forcer.

Desserts aprĂšs un plat copieux : l’acidulĂ© gagne presque toujours

AprÚs une assiette riche, un dessert trop chocolaté ou trÚs crémeux peut devenir difficile. Un sorbet au cassis est une excellente sortie : acidité, fruit, fraßcheur. Le cassis a en plus une affinité culturelle avec certaines régions viticoles, ce qui donne une impression de continuité.

La tarte aux pommes reste une valeur sûre, surtout si la pùte est fine et que les pommes sont bien tranchées. Servie tiÚde, avec une petite boule de glace vanille, elle apporte du réconfort sans saturer la bouche de gras. Si vous préférez plus léger encore, une salade de fruits (orange, kiwi, ananas, grenade) avec menthe fait parfaitement le travail.

Cas pratique : recevoir sans stress, comme un dĂźner “calĂ©â€

Si vous organisez un repas pour des amis, la clĂ© est l’anticipation. Le bourguignon se rĂ©chauffe trĂšs bien, parfois mĂȘme meilleur le lendemain. PrĂ©parez l’entrĂ©e Ă  l’avance (salade prĂȘte, veloutĂ© mixĂ©) et choisissez un dessert sans minute critique (sorbet dĂ©jĂ  pris, fruits dĂ©jĂ  dĂ©coupĂ©s).

Pour une approche simple et conviviale, vous pouvez piocher des idĂ©es d’organisation dans ce dossier sur un repas facile entre amis. L’idĂ©e n’est pas de faire compliquĂ©, mais de faire fluide, surtout quand la cocotte monopolise dĂ©jĂ  une partie de l’attention.

Mini-guide d’accords cohĂ©rents (sans surcharger)

  • đŸ„— EntrĂ©e fraĂźche : mĂąche + noix + vinaigre de cidre
  • đŸČ EntrĂ©e chaude douce : veloutĂ© de courge + croĂ»tons
  • 🍹 Dessert “nettoyant” : sorbet cassis ou citron
  • 🍎 Dessert classique : tarte aux pommes fine + glace vanille

Une fois le menu construit, reste Ă  adapter le choix des garnitures au calendrier : on ne sert pas les mĂȘmes lĂ©gumes en janvier et en mai, et c’est tant mieux. Cette adaptation saisonniĂšre est souvent ce qui fait passer un repas de “bon” Ă  “mĂ©morable”.

Accompagnements selon les saisons et astuces de prĂ©paration : du gratin d’hiver aux asperges du printemps

Choisir un accompagnement pour un bƓuf bourguignon, ce n’est pas seulement choisir “ce qui va avec la sauce”. C’est aussi choisir ce qui a du sens au moment oĂč vous cuisinez. Les lĂ©gumes de saison changent la palette : en hiver on veut du rĂ©confort, au printemps on cherche plus de vert, en automne on adore les textures rĂŽties.

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Cette approche saisonniĂšre a aussi un avantage concret : elle simplifie les courses et amĂ©liore la qualitĂ©. Des lĂ©gumes cueillis au bon moment ont souvent plus de goĂ»t, demandent moins de maquillage (sauces, Ă©pices), et s’intĂšgrent mieux Ă  une recette dĂ©jĂ  intense au vin rouge.

Automne : courges rÎties, panais, et douceur maßtrisée

À l’automne, les courges sont reines. En cubes, rĂŽties environ 30 minutes avec thym et romarin, elles apportent une douceur qui rĂ©pond bien aux notes profondes de la sauce. Le panais, lui, a une dimension plus “racine” : lĂ©gĂšrement sucrĂ©, presque noisette, il marche trĂšs bien en purĂ©e ou en frites au four.

Astuce : gardez la main lĂ©gĂšre sur le sucrĂ©. Le bourguignon n’a pas besoin d’un accompagnement dessert. Un simple rĂŽtissage, un filet d’huile d’olive, des herbes aromatiques, et le tour est jouĂ©.

Hiver : gratin dauphinois et lĂ©gumes verts pour l’équilibre

L’hiver appelle les gratins. Le gratin dauphinois, avec ses couches de pommes de terre et sa texture crĂ©meuse, est un partenaire naturel. Il est parfait si vous recevez, car il se prĂ©pare Ă  l’avance et se rĂ©chauffe bien. L’équilibre, toutefois, se fait avec un lĂ©gume vert Ă  cĂŽtĂ© : haricots vapeur, brocoli rĂŽti, ou mĂȘme une salade de roquette bien assaisonnĂ©e.

Dans certaines familles, on pousse la gourmandise avec des pommes sarladaises Ă  l’ail. Cela fonctionne, mais l’idĂ©al est alors d’ajouter une touche fraĂźche (cornichons, salade, herbes) pour Ă©viter la sensation “tout gras, tout rond”.

Printemps : asperges, petits pois, et la sensation de légÚreté

Au printemps, les asperges vertes sautĂ©es sont une excellente idĂ©e. Quelques minutes Ă  la poĂȘle, un peu de parmesan, et vous obtenez une garniture qui tranche avec la sauce au vin rouge. Les petits pois, eux, ajoutent une note sucrĂ©e verte trĂšs agrĂ©able, surtout avec de la menthe ou du persil.

On croit parfois que le bourguignon est rĂ©servĂ© Ă  l’hiver. En rĂ©alitĂ©, il suffit d’allĂ©ger les cĂŽtĂ©s : un fĂ©culent simple (riz, pĂątes fraĂźches) + un lĂ©gume printanier, et le plat trouve sa place mĂȘme quand les journĂ©es rallongent.

Options prĂȘtes en moins de 20 minutes : efficaces quand le timing se serre

Le jour J, tout peut aller vite : les invitĂ©s arrivent, la table n’est pas finie, la cocotte doit rester chaude. Dans ces moments-lĂ , trois accompagnements “flash” sauvent le service : riz basmati, haricots verts vapeur, pommes sautĂ©es Ă  l’ail (avec des pommes de terre dĂ©jĂ  cuites).

Petit rĂ©flexe pro : gardez une casserole d’eau chaude et un four Ă  basse tempĂ©rature. Vous pouvez maintenir un fĂ©culent au chaud sans le dessĂ©cher, pendant que vous dressez la viande et la sauce.

Idées originales mais cohérentes : surprendre sans dénaturer

Changer des classiques peut ĂȘtre trĂšs plaisant, Ă  condition de rester dans une logique d’accord. La polenta gratinĂ©e au parmesan est une option moderne mais compatible : texture qui absorbe, saveur douce, finition toastĂ©e. Le chou-fleur rĂŽti au curry doux apporte une touche diffĂ©rente, Ă  condition de doser pour ne pas Ă©craser les arĂŽmes du plat.

Si vous aimez explorer d’autres accords d’accompagnement sur des plats de fĂȘte, ce guide sur l’accompagnement du magret de canard peut inspirer des idĂ©es de lĂ©gumes et de textures, transposables Ă  une table centrĂ©e sur un mijotĂ©.

Quand on combine saisonnalitĂ©, timing et cohĂ©rence gustative, on obtient une assiette qui met le bƓuf bourguignon au centre, sans jamais donner l’impression que “le cĂŽtĂ©â€ est secondaire.

Peut-on servir du pain avec un bƓuf bourguignon ?

Oui, et c’est mĂȘme une excellente idĂ©e si vous choisissez un pain de campagne. L’astuce la plus Ă©lĂ©gante consiste Ă  le trancher et le toaster lĂ©gĂšrement : il reste croustillant et permet de saucer sans dĂ©tremper l’assiette.

Quelle quantitĂ© d’accompagnement prĂ©voir par personne ?

Pour un repas équilibré, comptez en général 200 à 250 g de féculents cuits (pommes de terre, purée, pùtes, riz) et environ 150 g de légumes. Adaptez selon le profil des convives et la richesse de votre recette.

Quels légumes de saison choisir si je fais le plat au printemps ?

Misez sur des asperges vertes sautĂ©es, des petits pois ou une poĂȘlĂ©e de jeunes carottes. Ces lĂ©gumes apportent fraĂźcheur et couleur, tout en respectant la sauce au vin rouge et l’esprit de la cuisine française.

Puis-je prĂ©parer les accompagnements Ă  l’avance ?

Oui. Les gratins et la polenta gratinĂ©e se prĂ©parent trĂšs bien la veille et se rĂ©chauffent au four. Les lĂ©gumes rĂŽtis peuvent ĂȘtre prĂ©cuits puis repassĂ©s quelques minutes Ă  haute tempĂ©rature, et la purĂ©e se rĂ©chauffe doucement avec un peu de lait chaud.

Quel accompagnement choisir si je veux quelque chose de rapide le soir ?

Le riz basmati (environ 15 minutes) et les haricots verts vapeur (environ 12 minutes) forment un duo express et Ă©quilibrĂ©. Si vous avez des pommes de terre dĂ©jĂ  cuites, des rondelles sautĂ©es Ă  l’ail en 15 minutes font aussi un excellent accompagnement.

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